Communiqués

Rencontre et discussion avec les Afghans ce vendredi 8 novembre à midi au FoCuS ⚓

Comme vous vous en souvenez peut-être, à la fin septembre de cette année, 70 demandeurs d'asile déboutés Afghans ont occupé la salle de sport du campus Solbosch durant 3 jours. Expulsés de leur occupation située au 127 rue du Trône, ils cherchaient un lieu où être hébergés afin de pouvoir mener quotidiennement des actions pour faire valoir leurs droits. Leurs demandes sont simples: un permis de séjour et la fin des expulsions vers l'Afghanistan, un pays toujours en guerre où leur vie est en péril.

Depuis ce bref passage par l'ULB, la situation des Afghans ne s'est pas vraiment améliorée. Ils occupent à présent un bâtiment de la commune de Schaerbeek et continuent de manifester presque quotidiennement. Le comité de soutien qui les accompagne tente pour sa part de mobiliser de mobiliser de larges pans de la société, dont la communauté étudiante, autour du collectif des Afghans. Des groupes de soutien se sont déjà formés sur plusieurs universités et hautes écoles (IECS, ISFSC, Saint-Louis, Beaux-Arts...)

Le groupe de soutien qui existe à l'ULB cherche à s'élargir et à inclure un maximum d'étudiant(e)s qui se sentent concerné(e)s par cette problématique.

C'est pour cela que nous invitons toute la communauté étudiante à une rencontre/ discussion ce vendredi 08 novembre à midi, au Foyer Culturel du campus Solbosch. Des représentants du collectifs des Afghans seront présents pour faire part de leur situation et des perspectives de leur mouvement. Ce sera l'occasion d'échanger avec eux et d'élaborer ensemble des actions pour les soutenir.

En espérant vous voir nombreux et nombreuses,

Le comité de soutien aux Afghans ULB

Le débat sur la gouvernance de l’ULB entravé ⚓

Le Bureau des Etudiants Administrateurs, seul organe élu et représentatif de l’ensemble des étudiants de l’ULB, tient à se prononcer suite aux événements survenus aujourd’hui en rapport avec la réforme de la gouvernance.

D’une part, nous condamnons et le blocage qui a été réalisé par certains étudiants et très fermement les violences policières qui s’en sont suivies. Nous condamnons également la manière dont les autorités ont organisé la tenue du Conseil d’Administration : tous les administrateurs n’ont pas été mis au courant des changements de lieu et d’heure.

D’autre part, nous réaffirmons notre volonté de débattre en Conseil d’Administration de cette réforme polémique ; nous nous rendrons donc à la séance extraordinaire afin de parlementer constructivement. En effet, bien que nous considérions la réforme comme globalement positive, nous réclamons un respect de la démocratie au sein de l’institution en demandant qu’un étudiant  de chaque faculté puisse être présent dans les instances décisionnelles de l’Université.

Nous souhaitons que le Conseil d’Administration, organe démocratiquement élu, puisse se réunir sereinement dans le respect des règles et de chacun.

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20131015_003

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_le-conseil-d-administration-de-l-ulb-n-a-pas-pu-se-tenir-lundi-soir?id=8112968

L'ultimatum de la réforme approche à grand pas... ⚓

Ce lundi 14 octobre  le Conseil d'Administration de l'ULB décidera ou pas d'appliquer le plus grand changement que connaît l'ULB depuis mai 68 (http://www.ulb.ac.be/ulb/greffe/documents/gouvernance.html).


Pour rappel, cette réforme vise à changer la gestion des organes directeurs de l’Université. Malgré le désaccord unanime des représentants étudiants du BEA ainsi que les nombreuses critiques de syndicats et des corps minoritaires au CA, une première version est malheureusement passée. Le vote final des statuts aura lieu lors du Conseil d’Administration du 14 octobre.


Notre désaccord porte surtout sur le point relatif à la représentation étudiante. En effet, de 27 étudiants présents, nous passerons à 4 dans le Conseil d’Administration et à 6 dans le Conseil Académique. Ce qui implique que chaque faculté ne pourra donc plus être représentée en dépit du fait que nous sommes élus par fac, avons des points de vue divers, sommes confrontés à des problèmes ou des réalités propres à chaque faculté...

Nous revendiquons donc le droit à avoir un représentant par faculté présent au Conseil d’Administration comme au Conseil Académique. Notre demande nous semble plus que légitime et surtout fondamentale pour que l’ULB puisse conserver une gouvernance démocratique.

Nous souhaitons également profiter de cette réforme pour renforcer la démocratie et l’implication de la communauté universitaire dans les grandes décisions de l’Université et promouvoir l’esprit critique et le libre-examen.

Comment soutenir nos actions :
- Signe la pétition en ligne : https://www.lapetition.be/en-ligne/Gouvernance-ulb-13453.html
- Informe-toi auprès des stands qui se tiendront toute la semaine sur les différents campus.
- Participe à l’Assemblée Générale Etudiante qui se tiendra le jeudi 10 octobre à 12h30 au UD5.132.
- Rejoins-nous le lundi 14 octobre à 16h30 devant la salle du Conseil (batiment S).
 

La réforme de l'ULB ⚓

Ce 2 septembre 2013, notre Université doit faire une décision importante.


Comme nous l’annoncions fin juin « les axes directeurs d'une des plus importantes réformes de l'histoire de l'université ont été votés par le conseil d'administration de notre université (CA). Cette réforme, qui vise à changer la gestion des organes directeurs de l'université, a été votée malgré le désaccord unanime des représentants étudiants (BEA). Pour être mise en application, les statuts de l'université devront cependant encore être modifiés lors d’un nouveau vote qui devrait avoir lieu en septembre. »


Après une expérience de près de 2 ans dans les instances décisionnelles de l’ULB, nous sommes persuadés que cette réforme, bien que nécessaire, empêchera les futures délégations étudiantes de fonctionner optimalement, et donc de vous représenter correctement. Le point noir sera que toutes les facultés ne pourront être représentées lors d’un même Conseil d’Administration alors même que des décisions les concernant devront être prises ! Ceci implique que vous, étudiants, seriez soumis à une décision sans avoir pu être défendus par des représentants que vous avez pourtant élus dans ce but.


Peut-être notre action n’est-elle pas hyper visible, aussi ne voyez-vous pas l’importance du vote qui aura lieu ce 2 septembre ? Concrètement, nous avons voix sur tous les chapitres qui touchent à notre université. Par exemple, pour ceux qui vous seraient les plus familiers :
-Horaires de cours et d’examens
-Foyers culturels
-Reconnaissance des cercles étudiants
-Loyers des kots étudiants de l’ULB
-Recours divers : refus d’inscription, en délibération, abus d’autorité professoral,…
-Programme des cours et des enseignements

Nous avions demandé en juin à ce qu’un représentant de toutes les facultés puisse être présent lors d’un CA. Cette demande nous semble plus que légitime, elle est fondamentale afin que l’ULB conserve une gouvernance démocratique. Sans cela nous bondissons en arrière et oublions les acquis de 68.


Nous vous incitons donc à vous renseigner beaucoup plus complètement sur les enjeux de cette réforme (notamment via le site de l’ULB http://ulb.ac.be/ulb/greffe/documents/gouvernance.html ou encore via notre facebook facebook.com/BEA.ULB ou notre mail ulb.bea@gmail.com et à nous soutenir en vue du Conseil d’Administration du 2 septembre.

Le BEA

Position du BEA sur l’avant-projet de décret définissant le paysage de l’enseignement supérieur et l’organisation académique des études ⚓

 

Le projet de décret du Ministre Marcourt sème l’émoi parmi les acteurs étudiants et institutionnels de l’enseignement supérieur francophone. Face au bouleversement annoncé, le BEA, organe de représentation des 24.000 étudiants de l’Université libre de Bruxelles, tient à se positionner dans ce débat déterminant pour l'avenir de l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Titre I - De la structure et du paysage de l’enseignement supérieur

La réforme du paysage en pôles géographiques et la création d’une structure syncrétique coordonnant ceux-ci (ARES) est présentée comme une hérésie par certains. Elle nous semble au contraire constituer une base, largement perfectible, mais nécessaire au débat devant être mené quant à l’harmonisation et la rationalisation du paysage de notre enseignement supérieur organisé jusqu’ici en réseaux.

Cependant, divers points posent encore question. Il nous apparaît en particulier essentiel que la réforme tende à une meilleure harmonisation et soit vecteur de synergies au sein et entre les différents pôles, sans toutefois exacerber inutilement la concurrence entre établissements.

Titre II - Organisation des études et statut des étudiants

Si le titre I de l’avant-projet fait actuellement l’objet de vifs débats, nous entendons également mettre en exergue - à l’instar de nombreuses organisations représentatives des étudiants - les conséquences potentiellement dramatiques et encore trop peu médiatisées de son titre II, relatif à l’organisation des études et au statut des étudiants.

Le Bureau des Etudiants Administrateurs s’oppose fortement à cette partie de l’avant-projet - remettant en cause de nombreux droits étudiants - et déplore le manque de concertation avec les organisations étudiantes lors de son élaboration, ce qui oblige ces dernières à réagir a posteriori. Divers points posent particulièrement question ; nous insisterons ici sur certains que nous jugeons essentiels.

Tout d’abord, nous nous opposons fermement à la possibilité pour les établissements de plafonner le nombre d’étudiants qu’ils accueilleront, ce qui pourrait mener à l’instauration de quotas et entraver la liberté d’accès aux études supérieures. De plus, le texte dans sa version actuelle ne prévoit aucune modalité organisant ce mécanisme de sélection, ce qui laisserait la porte ouverte à un examen d’entrée généralisé, un concours ou des interminables files d’inscription.

Ensuite, nous rejetons le remplacement proposé des années académiques au profit d’un parcours personnalisé par cycle de 180 (bachelier) ou 120 (master) crédits ECTS. En effet, ce système, en plus de détricoter la formation de l'étudiant, enlève toute cohérence pédagogique dans la chronologie des cours proposés -on ne vient pas à l'Université comme on fait ses courses !

De manière générale, cet avant-projet n’apporte aucune solution à la problématique du sous-financement de l’enseignement supérieur, mais se contente au contraire de “gérer la misère” et de figer à titre transitoire la clé de répartition actuelle de l’enveloppe budgétaire fermée, sans prévoir aucune solution à terme.


En conclusion, si le Bureau des Etudiants Administrateurs partage en partie l’esprit des réformes sous-tendant la réorganisation du paysage de l’enseignement supérieur, il juge inacceptable nombre d’aspects de l’avant-projet de décret relatifs à l’organisation des études et au statut des étudiants.