Plateforme de refinancement

Nous espérons que ce bref exposé te convaincra à venir à la manifestation du 2 avril 2014 !

 

1. La plateforme QRPE

La plateforme QRPE (Qualité et Refinancement Public de l’Enseignement) est un projet initié par le BEA depuis l’année passée dans le but d’informer les étudiants sur les problématiques et les enjeux du sous-financement de l’enseignement tant inférieur que supérieur. L’accent est toutefois mis sur l’enseignement supérieur  et le système de l’enveloppe fermée dont le montant attribué par étudiant ne fait que diminuer depuis sa mise en œuvre en 1999 en raison du graphique ci-dessous.

 

2. Constat

L'enseignement secondaire

L’enseignement a un rôle important pour un pays. Il s’agit d’éduquer et de former les citoyens de demain mais aussi de diminuer les inégalités sociales. A la fin de l’enseignement général, les jeunes n’ont pas tous les mêmes acquis. En effet, l’étude PISA menée par l’OCDE en 2009 classe la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) dans les dernières places en ce qui concerne l’écart entre les élèves les plus faibles et les plus forts.

 

L'enseignement supérieur

Cela fait depuis plusieurs années que le financement de l’enseignement supérieur ne cesse de diminuer. Déjà avant l’instauration de l’enveloppe fermée, l’allocation moyenne (à prix constant) par étudiant se réduisit de 43.9% entre 1972 et 1998.  (Bayenet B. (2000), « Le financement de l’enseignement universitaire en Communauté française », Courrier hebdomadaire du CRISP, n°1668-1669, Bruxelles : CRISP.)

Avec l’instauration du système de l’enveloppe fermée en 1999, le montant attribué par étudiant n’a pas amélioré la situation. Au contraire, ce montant n’a fait que diminuer depuis sa mise en œuvre .

Mais qu'est-ce que ce système de l'enveloppe fermée ?

Le système de l’enveloppe fermée est un système qui fixe la somme allouée à l’enseignement supérieur par décret. Cette somme est partagée entre les établissements universitaires qui reçoivent chaque année un montant proportionnel au pourcentage d’étudiants inscrits dans ceux-ci par rapport au nombre total d’étudiants.  Or, chaque année, le nombre d’étudiants inscrits augmente alors que le montant alloué n’augmente pas, sans préjudice de l’indexation.  Cela a pour résultat de diminuer l’allocation d’étude par étudiant.

Ce système étouffe progressivement les établissements et les prive de la possibilité de mener toute une série de politiques nécessaires en termes d’enseignement, de recherche, de services aux étudiants et de gestion de ses infrastructures. Les établissements supérieurs, dont l’ULB, essayent alors de pallier ce sous-financement structurel par des partenariats publics-privés, la vente de biens, les fusions et autres types de rationalisations.

Malheureusement, ces autres sources de financements ne suffisent pas. En effet, depuis une dizaine d’années, les étudiants sont confrontés au manque de locaux et de personnel enseignants, avec pour conséquence des salles de séminaires et des auditoires surpeuplés. Il n’y a malheureusement plus d’argent pour rénover les locaux ou matériels délabrés, mais aussi pour remplacer tous les assistants, professeurs et personnel technique et administratif qui partent à la retraite. Chaque année, ce sont de nouveaux cours, options, crédits de recherche et filières qui disparaissent.

Voici un graphique réalisé par le Conseil des recteurs francophones qui montre que depuis 15 ans, l'allocation par étudiant a diminué de 800€ par tête de pipe.

Voici maintenant un graphique qui démontre l'évolution du PIB (orange), du nombre d'étudiants(rouge) et de l'allocation par étudiant (bleu).


3. Ce que nous dénonçons et demandons 

Nous dénonçons : 

  • la diminution des allocations par étudiants dans le supérieur qui ont baissé de 17, 95 % entre 1991 et 2007 . Le montant dépensé par étudiant par la Communauté française a chuté de plus ou moins 800€ entre 1999 et 2010.
  • le manque de moyens dont souffre l’ULB alors qu’elle accueille de plus en plus d’étudiants.
  • l’augmentation du cout des études pour les étudiants et leurs familles qui est une conséquence inéluctable du définancement des établissements d’enseignement supérieur. Ainsi, entre 2000 et 2008 la participation de ceux-ci au financement de l’enseignement a doublé, passant de 2,7´% à 5, 3 %. De plus, les couts indirects tels que les logements, les repas ou supports de cours ont quant à eux aussi augmentés. Cela est en partie lié à la non-subsidiation spécifique de certains services aux étudiants.


Dès lors, nous demandons que cesse cette dégradation constante. En effet l’article 13 §2, c° du Pacte international de New-York relatif aux droits économiques, sociaux et culturels  préconise la gratuité progressive de l’enseignement supérieur et impose par son effet de standstill qu’il n’y ait pas de recul dans l’accès à l’enseignement supérieur. Il est donc nécessaire que l’enseignement supérieur soit refinancé pour que les générations qui suivent puissent avoir accès à un enseignement public de qualité pour tous et pour que l’ULB puisse tenir ses engagements légaux.


En conséquence, nous demandons concrètement:

  • la réduction des coûts directs des études par l’ouverture de l'enveloppe fermée et un financement public de l’enseignement à hauteur de 7% du PIB minimum, dont 2% pour l’enseignement supérieur, afin de permettre des infrastructures de meilleure qualité et un meilleur encadrement pédagogique pour la promotion de la réussite.
  • la réduction des coûts indirects des études à travers des services accessibles à prix démocratique tels que le logement, les restaurants et le matériel de cours.

 

4. Projets


Face à un tel constat, nous ne pouvions rester de marbre. Il était hors de question que nous acceptions des efforts budgétaires aux quatre coins de notre Université sans demander au pouvoir politique un refinancement. C’est pourquoi nous tentons, avec différents acteurs de l’ULB, de sensibiliser les étudiants quant au problème du sous-financement. Pour ce faire, plusieurs projets sont prévus pour le mois de mars. Ceux-ci sont répertoriés en 5 semaines :

 

  • Grand concours photo : en rejoignant QRPE sur Facebook vous pourrez participer à notre concours photo en postant vos clichés qui démontrent le sous-financement de l’enseignement. Ceux ayant récoltés le plus de likes bénéficieront soit d’un fut de bière, soit de repas chez Théo ou enfin de cafés chez Kafkaf. Ces photos seront ensuite exposées du 24 au 28 mars au foyer.
  • Débats/conférences/séances d’informations facultaires :

Faculté de polytechnique : le 11 mars à 12h15 (organisée par le BEP et le CP)

Faculté des Sciences : le 12 mars à 12h15 (organisée par le BES et le CdS)

Faculté de droit : le 20 mars à 18h15 (organisée par le CD et le BE droit)

                                     Faculté de psychologie et la Faculté de sciences politiques et sociales :                                                    le 25 mars CPS, CPSY, BEPSY le BEFSP, BE

  • La journée QRPE : la journée QRPE commencera à 12h au foyer par un piquenique puis suivra un apéro à 18h. Il sera exposé les photos du concours. Après aura lieu un débat entre les partis politiques quant au refinancement de l’enseignement et un "TD financé" dont une partie des bénéfices sera donnée à titre symbolique au Ministre de l’Enseignement.
  • Manifestation du 2 avril : Le 2 avril se déroulera la manifestation pour le refinancement de l'enseignement organisée par la FEF qui est l’organe représentatif du BEA à la Communauté française. Celle-ci réunira les étudiants venus des quatre coins de la Fédération Wallonie Bruxelles !

Rejoins QRPE sur Facebook pour avoir plus de détails sur nos évènements à venir !

La manifestation du 2 avril sera la dernière étape à tous nos projets de sensibilisation. Cette manifestation organisée par la FEF (l’organe représentatif du BEA à la Communauté française) et réunissant les étudiants des hautes-écoles et universités de la Communauté française aura pour ambition de mobiliser les étudiants qui auront été informés sur le problème du sous-financement. Ils pourront dès lors profiter de cet évènement pour exprimer, ensemble, leurs revendications à ceux désirant être dans le prochain gouvernement de la Communauté française.